Fuel
(Hetfield/Ulrich/Hammett)
Jason :
"Le tempo est un peu comme celui des anciens Metallica. Le genre New Wave Of British Heavy
Metal, avec des guitares devant, très rock'n'roll basique, avec un riff que tu te prends en
pleine gueule."
Comme le dit justement Jason, c'est un titre rapide et puissant qui ouvre "Reload". Mais bien
entendu, le son, ce groove caractéritique de ces dernières années prouve que l'on écoute le heavy
réactualisé de Metallica. Au niveau des lyrics, l'ambiance louche carrément sur les courses de
voitures ("Burn your face upon the chrome"), ce qui colle parfaitement avec le tempo.
The Memory Remains
(Hetfield/Ulrich)
Premier single. De ce morceau au rythme entêtant et à la mélodie certaine, on retiendra
surtout la participation - une première ! - d'une personne extérieure au groupe, en locurence la
chanteuse Marianne Faithfull. En fait, il s'agit juste de quelques vocalises mais on aime
ou on aime pas. En tout cas, c'est la preuve que Metallica ne craint pas de nouvelles expériences...
et de nouvelles critiques.
Jason :
"[Ce titre] est agressif parcequ'il est heavy, hypnotisant et qu'il te reste dans la tête. Pour
la première fois de la carrière du groupe, il y a même une personne extérieure à Metallica qui y
participe, c'est dingue !"
Devil's Dance
(Hetfield/Ulrich)
Testé deux ans auparavant pendant le Donington "Escape from the studio '95", ce morceau est
emprunt d'un heavy indéniable. A travers ce lent martellement sonore, James aborde - exceptionnellement -
une thématique sataniste.
Jason :
"Le solo de "Devil's Dance" a presque quelque chose de hip-hop, ce qui est très cool."
The Unforgiven II
(Hetfield/Ulrich/Hammett)
Second single et énième ballade metal ? Pas tout à fait. Car ce titre se veut la suite
logique de "The Unforgiven", enregistré cinq ans plus tôt.
James :
"Cette chanson est assez terrible. Le morceau lui-même finissait par tourner obsessionnellement
autour de la guitare, et ça donnait quelque chose qui ressemblait vraiment à "The Unforgiven".
Nous avons essayé de corriger le tir, mais au bout du compte, nous avons dû nous rendre à l'évidence...
c'était "The Unforgiven". Nous pouvons nous permettre de reprendre nos idées."
En tout cas, un titre peut-être plus efficace que son précurseur : la voix plus assurée dans le
registre mélodique et les regains de puissance mesurés donnent une plus grande cohésion au titre.
Better Than You
(Hetfield/Ulrich)
Une intro à la batterie puis un déballage de riffs sacadés... Pour les lyrics, une seule obsession :
"Better Than You" !!! Le chant de James sur ce titre a été récompensé aux Grammy Awards par
le "prix de la meilleure prestation vocale".
Slither
(Hetfield/Ulrich/Hammett)
Toujours ce rythme saccadé soutenant un chant nerveux (à noter d'ailleurs que les premières paroles
sont déclinées avec un son pour le moins étrange). Peut-être l'un des titres le plus faible de
l'album.
Carpe Diem Baby
(Hetfield/Ulrich/Hammett)
Une densité musicale impressionnante, une construction déroutante (avec de nombreux breaks
qui n'altèrent en rien la puissance d'ensemble du morceau), et des vocaux qui donnent le grand
frisson ! Tous ces éléments en font un titre fort de l'album.
Bad Seed
(Hetfield/Ulrich/Hammett)
Une des premières chansons crées pour le projet "Load"/"ReLoad".
James :
"C'est plus le genre de chanson rock, mid-tempo. Il y a beaucoup d'éléments dans cette
chanson, c'est un choc."

En tout cas,
un titre pour le moins déroutant ! Les guitares ont beau être soignées, la
double grosse caisse parfois utilisée, l'ensemble manque tout de même d'un peu de puissance (mais
pas d'originalité). Un titre bien dans la veine de l'exploration musicale de ces dernières
années.
Where The Wild Things Are
(Hetfield/Ulrich/Newsted)
Un titre de toute beauté !
James se surpasse au chant (le résultat est très original) et
colle parfaitement à une musique qui - à l'acoutumé - alterne moments calmes et d'autres plus
nerveux.
James :
"
Cette chanson provoque certaines émotions, qui se rapportent à des sentiments profonds chez
les enfants. On retient cette phrase : "So wake up sleepy one it's time to save your world".
Tu sais, c'est comme dire : "Il y a de grosses surprises pour toi qui t'attendent sur cette
planète". "Toy soldiers off to war" est la phrase principale. Combattre le monde avec ce qu'il
connaît le mieux : les jouets".
Prince Charming
(Hetfield/Ulrich)
Un
morceau heavy très convaincant. A noter une introduction vocale originale où James
parle plus qu'il ne chante.
Low Man's Lyric
(Hetfield/Ulrich)
Ou l'histoire mélo d'un homme ("And won't cry for this man") marchant seul dans la rue, sous la
pluie...
Le titre "soft" de l'album, dont l'enregistrement s'est effectué le plus live possible,
le tout assorti d'un orgue de barabarie et de violons !
James :
"La présence de cet instrument a créé une atmosphère très particulière en studio. C'était la
première fois que nous faisions cela et il régnait comme une ambiance de peur et de tristesse.
J'adore ce morceau, avec ce côté un peu celtique."
A noter que les parties de batteries sont les seules qui ne datent pas de la période "Load".
Attitude
(Hetfield/Ulrich)
Un autre titre haut en énergie, où Metallica confirme son heavy rock des familles. Ici, James
chante ce qui lui paraît le plus extrême, à savoir tuer son prochain.
James :
"
Le sujet du meurtre est abordé plusieurs fois ; il m'a bien intéressé dernièrement. Je
crois que le meurtre est devenu le frisson ultime."
Fixxxer
(Hetfield/Ulrich/Hammett)
L'architecture de "ReLoad" ressemble beaucoup à celle de "Load", et "Fixxxer" ne déroge pas à la
règle : comment ne pas penser à "The Outlaw Torn" devant un tel morceau ?
Titre à tiroir, riche
et heavy (notamment grâce à un travail basse/batterie qui tue).
Jason :
"Black Sabbath !
C'est la manière dont sonnerait Black Sabbath s'ils étaient resté ensemble en
octobre 1997, avec toute la technologie qu'il serait possible d'utiliser." Metallica caresse
dans le sens du poil...
Jason :
"Nous devons jouer de la vraie musique. Mais actuellement, en octobre 97,
nous devons nous
servir de la technologie qui nous est accessible. Avec nos moyens financiers actuels et notre
équipement, nous devons nous en servir car nous le pouvons. Le son doit être meilleur à chaque
fois, autrement nous ne serons pas heureux. [...]
Tu ne peux pas faire autrement, tu veux
toujours t’améliorer. On a utilisé l’informatique partout sur notre album. C’est une obligation
si l’on souhaite obtenir le bon son pour Metallica. On utilisera la technologie, ça ne nous fait
pas peur. Ca ne veut pas dire qu’on en viendra aux sequencers ou d’autres merdes du genre.
C’est
toujours nous qui jouons."