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>> Reload >Critique |
Lars est devenu bien plus virulant sur la scène metal actuelle... La faute aux critiques vites expédiées ?
Lars : "La manière dont on pense que les groupes de heavy metal doivent paraître, sonner, agir, se comporter ou s’habiller, et tout ce que tu veux. Cela n’existe pas dans d’autres formes de musique. Nous avons envoyé balader tout cela il y a un an et mis certaines de ces choses en évidence. Maintenant, je regrette que nous ne l’ayons pas fait plus tôt. Ce qui s’est passé il y a un an est une évolution naturelle progressive."
Pour "ReLoad", Metallica ne dévie pas de ses objectifs : le groupe à une douzaine de titres en attente d'enregistrement, ces titres sont de la même veine de "Load", ils seront enregistrés aussi au "The Plant" et Bob Rock est toujours aux manettes...
James : "Nous avons ces morceaux prêts depuis deux ans et nous devons parfois revenir aux démos initiales pour comprendre l’idée que nous avions voulu exprimer. Après deux années qu’elles existent, nous nous sommes chacun fait un concept dans notre tête de ce que ces chansons devraient être. Nous avons tout d’abord dû nous réunir pour prendre conscience qu’il y avait de bons trucs là-dedans et que nous devions faire le tri pour garder une idée valable et virer les autres. Si tu as six bons plans, alors ça devient un cafouillage total et tu perds tout. [...] Nous avons toujours été inventifs, mais il faut que nous trions tout cela consciencieusement. Nous ne sommes pas à court d’idées et tout le monde est impliqué dans le processus, plus que jamais."
Lars : "Les 13 chansons de "ReLoad" sont très proches de la première mouture d’il y a deux ans. C’est quasiment identique si ce n’est que James a plus expérimenté sur la voix, avec des sons, des micros, et des techniques de chant différentes. Ce ne sont pas vraiment les paroles qui changent, mais les techniques de chant. Il y a un peu plus de variété, plus de distorsion et d’effets dans les voix. Je pense qu’il a dû écouter Pink Flyod. Il a utilisé la voix comme un instrument. Pour moi, c’est le changement majeur."
Et il existe d'autres changements qui différencient tout de même "Load" de son successeur. Le facteur temps par exemple...
Kirk : "Avec "Reload", il fallait avoir tout réglé en cinq mois. Parfois Bob et les autres étaient entrain de faire le mix d’un morceau pendant que j’enregistrais le solo dans une autre pièce. Dés que j’avais fini, un technicien courait avec la bande dans l’autre salle pour l’incorporer à la mouture finale."
Jason : "[L’enregistrement de ReLoad] s’est déroulé dans des conditions très bizarres. Totalement différent de tout ce qu’on a pu faire en quinze ans. On s’est imposé une date limite dès le départ. Toutes les parties de batterie avaient déjà été enregistrées lors des sessions de "Load". A la fin de la tournée, on s’est tous retrouvés avec les lignes rythmiques. On s’est alors enfermés dans des pièces différentes, James entourés de grattes en tous genres et de posters de hard-rock, et moi dans une chambre avec des photos de Marley au mur. Chacun se passait la bande avec la batterie et se laissait guider par son inspiration et son environnement. [...] Tout a ensuite été mixé, les voix, les solos de Kirk. C’est beaucoup plus intéressant que de se retrouver tous ensemble en studio à répéter le même morceau pendant des plombes."
Sur le plan purement musical, on retrouve toujours ce groove caractéristique de "Load". Le groupe est même allé plus loin dans le travail des guitares ou du chant, comme le disait Lars. Cependant, "ReLoad" contient peut-être moins de morceaux déroutants, même si les ambiances se révèlent toujours aussi riches et variées...
James : "ReLoad" nous ressemble : il est mélodique, agressif, il y a des passages heavy et lents, des titres qui rappellent des ballades - tout ce que nous aimons jouer mais avec, en prime, quelques sons aussi bizarres que les vestes de Kirk. "ReLoad" est à la fois plus consistant et plus extrême que "Load". Quand on entre en studio au bout de cinq ans avec 30 chansons, on commence par les plus faciles."
"ReLoad" s'avère donc moins originale dans la démarche mais arrive toujours à surprendre par des effets sonores inédits pour le groupe. La participation de Marianne Faithfull (une grande dame de la pop britannique des années 60 et 70) sur "The Memory Remains" ou l'utilisation de violons et d’un orgue de barbarie sur "Low Man's Lyric" ne sont là que quelques exemples.
Si on tient pour aquis que "Load" est un album de qualité, on ne peut renier "Reload". C'est du grand Metallica ! Sur un ton plus noir que son prédécesseur, les titres de qualité défilent : du heavy "Fuel", à l'intimiste "The Unforgiven II", en passant par le surprenant "The Memory Remains". Reste que ceux qui n'ont pas aimé "Load" n'aimeront sans doute pas son successeur. Quant à savoir quel est le meilleur...
Jason : "On était à la bourre et il ne fallait pas compromettre la tournée ni la deadline prévues. On a donc pris les morceaux les plus avancés au niveau des rythmiques et des textes, et c’est ainsi que "Load" est né. Cela aurait été une sorte de challenge pour le groupe de sortir un double mais d’un autre côté les deux albums ont leurs propres spécificités et je suis content que "ReLoad" se démarque de "Load". Les gens se sont à mon avis trop fixés sur notre brusque changements d’image sans véritablement faire attention à la musique. Il y a eu une incompréhension sur ces deux albums. Le public a pensé que "ReLoad" était en fait les chutes que nous n’avions pas choisies pour "Load". Une sorte de second choix. C’est totalement faux. Nous n’avons pas choisi ces morceaux tout simplement parce qu’ils n’étaient pas prêts."
James : "Je crois que ces morceaux doivent sortir, et comment pourraient-ils sortir autrement que sous la forme d’un album ? Et quand aurions-nous pu les présenter au public si ce n’est maintenant ? Si nous avions attendu davantage, ils n’auraient vraiment plus été en phase avec ce qu’est Metallica. Il fallait donc à tout prix que ce soit maintenant. Encore une fois, c’est la suite de "Load", à considérer comme telle. Ce n’est pas le Metallica nouveau qui ferait un pas de géant vers le futur. Il n’y a rien de caché derrière notre démarche : nous présentons seulement la suite de "Load". Ce n’est pas une tactique, ni rien d’autre de ce style."
En 1997, Metallica a engendré 20 millions de $ de chiffre d'affaire, se placant en 6e position derrière les Rolling Stones (#1 avec 35.6m), Master P (#2 avec 35.3m), Celine Dion (#3 avec 34.6m), Garth Brooks (#4 avec 33.7m), et les Spice Girls (#5 avec 30.6m).