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Hit-Parade
>> Metallica > Le succès




Metallica, bien avant le succès engendré par les ventes du "Black Album", n'avait pas à se plaindre sur le plan financier...

Lars [1990] : "Nous vivons mieux depuis que nous avons connu ce succès, mais cela sans vraiment avoir modifié notre vie quotidienne. Nous sommes un groupe de musiciens, et nous vivons comme tel : quand nous ne sommes pas en studio pour un album, nous faisons des concerts, nous nous crevons pour ça. Nous n'avons plus besoin de nous demander comment trouver de l'argent pour manger le lendemain. Du point de vue artistique, nous ressentons toujours la même excitation à l'approche d'un disque ou d'une tournée. Pas question de nous reposer sur nos lauriers. Nous nous remuons toujours autant, nous gardons le contact avec la rue et nos amis. C'est une question d'attitude, et celle-ci ne doit pas changer parce que tu as vendu des disques."

Mais ce succès ne sera rien comparé a celui du "Black Album". L'album est sans doute tombé au bon moment comme l'expliquent James et Lars avec le recul nécessaire...

James [1998] : "Le "Black album" est arrivé au meilleur moment pour Metallica. C'était un sommet à grimper. En fait, ce sont les évènements qui ont dicté ce qui s'est passé. On était en Indonésie et notre manager débarquait dans la pièce en nous disant : "Hé, "The Unforgiven" commence à cartonner en France, il va falloir embrayer là-bas..." Et on s'exécutait (rires) ! D'ailleurs, à chaque fois qu'il venait nous voir, on se demandait ce qui allait nous tomber dessus (rires) ! Mais je suis très heureux qu'on ait mené à bout cette aventure. Et quand on regarde les programmes de cette tournée ou les T-shirts, ces 200 ou 300 dates, ça fait quelque chose ! Mais de là à recommencer, il y a une marge (rires) !"

Lars [1998] : "Les musiciens ne comptent généralement à leur actif qu'un seul album qui connaît un succès phénoménal. Enfin, ceux qui ont de la chance. Pense à Guns N' Roses et "Appetite For Destruction", AC/DC et "Back In Black" ou "Hysteria" de Def Leppard... Ils ont très bien vendu d'autres albums, mais pas au même niveau. Je crois que le "bon moment" est plus important que la musique elle-même. Si nous sortions notre "album noir" demain, je ne pense pas qu'il se vendrait à nouveau à 17 millions d'exemplaires."

Le succès de "Metallica" est donc phénoménal...
Kirk [1998] (à propos des 15 millions d'exemplaires vendus dans le monde) : "C'est juste un nombre sur un p****n de bout de papier. Et des p****ns de Cadillacs, ouais !"

Lars [1994] : "C'est trop facile de dire quelque chose du style : "On s'en fout si notre album se vend à un seul exemplaire, dix mille ou dix millions." Celui qui vous chante ça ne vous dit pas la vérité. Tout le monde veut vendre des albums. Mais ce qui compte avant tout est d'enregistrer un album que tu contrôles complètement du début juqu'à la fin, sans faire de concessions, sans compromis, sans arrondir les angles."

Mais les "Vendus !" commencent à pleuvoir d'un peu partout, sans que cela change grand chose...

James [1997] : "La pire vacherie, c’est de dire que nous sommes vendus. Nous entendons ça depuis "Ride The Lightning", lorsque nous avons écrit "Fade To Black". Sur quels critères peut-on affirmer que quelqu’un est vendu ? Je pense que l’être revient à faire quelque chose contre son gré ou motivé par n’importe quelle imbécillité comme la radio ou l’argent."

Jason [1994] : "Ce sont les mêmes mecs qui ont composé "Nothing Else Matters", "The Unforgiven", "Fade To Black", mais aussi "Fight Fire With Fire", "Whiplash", et "Battery". Si le fait d'être pop signifie qu'un grand nombre de gens aiment ta musique, je suis d'accord, car c'est ce que nous voulons. c'est le souhait de tout artiste. Nous faisons d'abord notre musique pour nous, et nous sommes contents que le public aime ce que nous faisons."

Lars [1994] : "Nous nous permettons des choses que la plupart des groupes de heavy metal n'ont jamais pu effleurer. L'une des raisons principales réside dans le fait que nous avons une liberté à 100% de la part de notre management ou de notre maison de disques. Nous montrons à l'industrie du disque que l'on peut écrire des morceaux de huit minutes, que l'on peut rester honnête envers soi-même et envers son public, que l'on n'a pas besoin de proposer quelque chose d'énorme et prétentieux pour réussir."

Vu la stature du groupe, l'entourage de Metallica évolue forcément...

Lars [1991] : "Aux Etats-Unis, il y a un terme pour les définir : les "Yesmen". Des gens qui t'approuvent toujours quoi que tu fasses. C'est, bien sûr, très dangereux. Mais nous restons très unis dans le groupe et notre management nous protège beaucoup. Nous essayons donc de faire la part des choses et de ne pas tomber dans ce piège. Cela dit, j'ai aussi des amis qui me connaissent depuis longtemps et qui me regardent pas différemment maintenant."

Finalement, après 16 ans de carrière et 58 millions d'albums vendus, le groupe arrive plus ou moins a géré les brassées de dollars...

Lars [1994] : "C'est vrai que nous avons du succès, mais il faut également voir que nous l'avons obtenu par nous-mêmes. Je crois que nous avons aussi apporté quelque chose à la musique, particulièrement aux U.S.A. où un groupe comme le nôtre n'aurait jamais pu réussir il y a dix ans. Désormais, les groupes pensent de manière bien plus indépendante et la scène musicale à considérablement évolué. Il me plaît de penser que nous y sommes pour quelque chose. Si nous avons eu du succès, c'est parce que nous le méritions personnellement. Nous sommes plus forts que jamais, parce qu'il nous a fallu 12 ans pour en arriver là alors que d'autres comme Axle Rose ou Kurt Cobain ont dû se débrouiller avec la gloire beaucoup plus rapidement. Ce fut bien plus difficile pour eux. Nous avons construit notre force tout au long de notre carrière."

Mais ce bon vieux Lars ne peut nier que le succès a eu une certaine emprise sur lui...

Lars [1997] : "J’ai agi et vécu en rock-star pendant plusieurs années, j’adorais ça et je me suis vraiment éclaté, mais cette époque est révolue."

James [1997] : "Je pense qu’être une pop-star est un fantasme d’Ulrich qui a toujours eu en lui quelque chose d’une star. Ca lui passera, c’est une phase qu’il traverse."

Laissons la conclusion au moins médiatisé des Four Horsemen...

Jason [1994] : "Mes amis sont les mêmes depuis fort longtemps. Et puis, j'ai le sentiment de rester le même malgré le succès. Quand on se ballade dans la rue, c'est aussi un peu différent au fil des années. De plus en plus de personnes savent qui nous sommes et cela devient complètement fou. Il faut un certain temps quand tu retournes chez toi pour ajuster tes relations avec les autres car, en tournée, les choses sont différentes. Mais nous aimons ça et ne jouons pas les blasés. Nous adorons notre métier et tout ce qui va avec. Il est juste de dire que certaines personnes sont intéressées lorsqu'elles nous adressent la parole. Mais si je me retrouvais en face d'Eric Clapton, j'aurais aussi certainement une attitude un peu "empruntée" ; je serais fan. J'essaie autant que possible de rester franc et direct en toute occasion, que ce soit lorsque je signe des autographes, que je répond aux interviews... Je n'érige pas un mur autour de moi ou entre moi et les gens qui m'adressent la parole. J'ai la chance d'être dans un groupe qui marche. J'en suis conscient, mais je tente de garder les pieds sur terre."